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Parole de l'expert

Ce n’est parce que les résultats des médicaments sont décevants, qu’il ne faut rien faire. Les thérapeutiques non médicamenteuses ont prouvé leur efficacité dans l’accompagnement de la maladie. Le terme démence, lorsque la maladie évolue, est encore utilisé dans la classification médicale occidentale. Les japonais l’ont remplacé par le mot « ninchishô » qui signifie syndrome cognitif.

Sans occulter la sévérité du trouble, ce vocable est moins stigmatisant que « chihô » (démence). Puissions évoluer vers l’appropriation de cette terminologie…

Rappel :

La cognition est l'ensemble des fonctions qui correspondent :
 
  • à la mémoire
  • aux activités perceptives
  • aux activités motrices
  • au langage
  • à l'organisation de la pensée

La maladie d’Alzheimer

  • Elle se caractérise par une altération de la capacité à apprendre des informations nouvelles et par une ou plusieurs perturbations dans différents champs de la cognition : difficultés au niveau du langage, de certaines activités motrices, pour la reconnaissance d’objets, pour faire des projets, avoir des raisonnements abstraits. Tout ceci survient alors que les fonctions sensorielles et motrices ne sont pas altérées. Le constat est un déclin significatif par rapport aux capacités antérieures.
  • Tout ceci retentit sur la vie quotidienne et est constatée par le malade et l’entourage.
  • L’évolution se caractérise par une aggravation progressive et continue.
  • L’examen clinique, en particulier neurologique est normal.
  • Le diagnostic sera porté après une évaluation neuropsychologique complète (tests cognitifs pratiqués par un spécialiste). Dans le cadre de la Maladie d’Alzheimer, les examens biologiques sont normaux et le scanner ou l’IRM, quand ils sont pratiqués, ne révèleront que plus tardivement dans l’évolution de la maladie, une atrophie dans la région temporale (hippocampe) du cerveau.

Les traitements non médicamenteux

Un certain nombre de principes sont à recommander :
 
  • Maintenir un lien social
  • Stimuler le malade, dans la mesure du possible, par des groupes de parole, la musicothérapie, des ateliers créatifs
  • Faire preuve d’imagination, en facilitant l’identification des pièces, des objets : panneaux, pictogrammes, photos symbolisant la fonction du lieu, du meuble.
  • Partager son expérience avec d’autres : « La communauté des aidants sur Facebook »
  • Utiliser, par le biais de professionnels, les thérapies cognitives : le cerveau n'est pas un muscle et il est inutile de forcer le patient à lire ou à faire des mots croisés. Ces thérapies visent à détourner le déficit cognitif, en utilisant d'autres stratégies ou d'autres moyens de communication.
 

Et penser à :

L’aménagement du domicile
 
  • Évaluer tous les facteurs de dangers, tels que le gaz, les risques d’accidents domestiques (produits ménagers par exemple), de chutes, de fugues, etc.
  • Penser aux risques iatrogènes. Les médicaments ne doivent pas être accessibles par la personne. Un tiers doit être responsable de leur distribution.

La protection juridique

  • Sauvegarde de justice, Curatelle, Tutelle
  • Ce sont des mesures de protection des biens. Il faut savoir les démystifier pour protéger la personne.
 

Les maladies apparentées à la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est à l’origine d’environ 60 à 65% des cas de pathologie cognitive sévère. En dehors de celle-ci, d’autres maladies existent. Nous allons décrire succinctement les plus fréquentes. La symptomatologie, l’évolution étant différente, la prise en charge se devra de l’être également.
 
1. La démence fronto-temporale :
 
Son début est insidieux avec des troubles du comportement ou une modification de la personnalité, les anomalies cognitives apparaissant secondairement.
 
L’entrée dans cette pathologie se manifeste par une apathie ou au contraire une levée des inhibitions verbales ou comportementales : ainsi apparaissent des périodes de colère, d’irritabilité, des conduites alcooliques, une boulimie, des négligences physiques, etc.
 
Il n’y a malheureusement pas actuellement de médicament spécifique de cette affection et le traitement consiste essentiellement à soulager les troubles anxio-dépressifs.
 
2. La maladie à corps de Lewy :
 
Elle doit son nom à la découverte, en 1912, par Friedrich Heinrich Lewy, médecin allemand neuroanatomiste et psychiatre, de dépôts anormaux à l’intérieur des neurones.
 
Elle représente environ 10 à 15% des démences dégénératives. Au début, les troubles cognitifs ne sont pas au premier plan ; elle se caractérise par des hallucinations et des anomalies motrices : les mouvements sont plus lents, plus rigides, avec un tremblement de repos, qui pourrait évoquer une maladie de Parkinson. Mais ce n’est qu’une représentation clinique. Dans le cas de la maladie à corps de Lewy, il n’y a pas de déficit en dopamine (neuromédiateur) comme dans la maladie de Parkinson et lorsque le traitement de celle-ci est instauré, il est inefficace.
 
3. La démence vasculaire :
 
Classiquement, son début est brutal et son évolution se fait par paliers. Survenant sur un terrain vasculaire (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, etc.), elle est liée à des micro-infarctus cérébraux. La symptomatologie dépend de la zone cérébrale touchée.
 
Aujourd’hui, cette forme de démence est le plus souvent associée à la maladie d’Alzheimer faisant parler de démence mixte.
 
4. Les diagnostics plus rares :
 
  • Les démences infectieuses qui sont retrouvées, en l’absence de traitement, au cours de la syphilis ou du sida.
  • Les maladies à Prions : Le prion est une protéine que nous possédons naturellement, mais qui ayant subi une transformation, est à l’origine d’une démence dégénérative. La « maladie de la vache folle », décrite en 1986 est une maladie à Prions.
  • La maladie de Huntington, affection héréditaire, associe des mouvements anormaux (« choréiques », d’où le nom autrefois de Chorée de Huntington), des troubles psychiatriques (agressivité, anxiété, dépression…) et des troubles cognitifs. Son début est assez précoce (40 – 50 ans) et elle ne connaît pas de traitement spécifique. Des thérapies géniques sont à l’étude.
  • Les démences toxiques (intoxication au monoxyde de carbone, anoxie cérébrale (insuffisance d’oxygénation cérébrale due à un arrêt cardiaque ou à un problème respiratoire)) et alcooliques.
  • Les démences post-traumatiques avec des lésions cérébrales, comme dans les suites de certains traumatismes crâniens. Les démences pugilistiques (« syndrome du boxeur ») causées par les coups répétés sur la tête s’y apparentent.

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